Le livre de Néhémie continue le récit du retour de l'exil babylonien, se concentrant sur la reconstruction des murs de Jérusalem sous la direction de Néhémie, échanson du roi Artaxerxès. Le livre décrit également les réformes religieuses et sociales mises en œuvre par Néhémie en conjonction avec Esdras, y compris la lecture publique de la Loi et le renouvellement de l'alliance. Il est reconnu comme canonique par toutes les grandes traditions chrétiennes et par le judaïsme.
2 Esdras (Néhémie)
Chapitre 4
Lorsque Sanballat apprit que nous rebâtissions la muraille, il se mit en colère, et fut très irrité. Il se moqua des Juifs,
et dit en présence de ses frères et des soldats de Samaria: Que font ces Juifs impuissants? Les laissera-t-on faire? Offrira-t-on des sacrifices? Achèveront-ils dans un jour? Feront-ils revivre les pierres des tas de poussière, après qu'elles ont été brûlées?
Tobija, l'Ammonite, était à côté de lui, et il dit: Qu'ils bâtissent seulement! Si un renard s'élance, il renversera leur muraille de pierres!
Ecoute, ô notre Dieu, comme nous sommes méprisés! Fais retomber leurs insultes sur leur tête, et livre-les au pillage sur une terre où ils soient captifs!
Ne pardonne pas leur iniquité, et que leur péché ne soit pas effacé de devant toi; car ils ont offensé ceux qui bâtissaient.
Nous bâtîmes la muraille, qui fut partout achevée jusqu'à la moitié de sa hauteur. Le peuple prit à coeur ce travail.
Lorsque Sanballat, Tobija, les Arabes, les Ammonites et les Asdodiens apprirent que la réparation des murailles de Jérusalem avançait et que les brèches commençaient à se fermer, ils se mirent dans une violente colère;
ils se liguèrent tous ensemble pour venir attaquer Jérusalem et lui causer du dommage.
Nous priâmes notre Dieu, et nous établîmes une garde jour et nuit pour nous défendre contre eux.
Cependant Juda disait: Les forces des porteurs faiblissent, et il y a beaucoup de décombres; nous ne pourrons pas bâtir la muraille.
Nos ennemis disaient: Ils ne sauront et ne verront rien jusqu'à ce que nous arrivions au milieu d'eux, que nous les tuions et que nous fassions cesser l'ouvrage.
Or les Juifs qui habitaient près d'eux vinrent dix fois nous avertir, de tous les lieux d'où ils se rendaient vers nous.
C'est pourquoi je plaçai, dans les enfoncements derrière la muraille et sur des terrains secs, le peuple par familles, tous avec leurs épées, leurs lances et leurs arcs.
Je regardai, et je me levai; je dis aux grands, aux magistrats, et au reste du peuple: Ne les craignez pas! Souvenez-vous du Seigneur, grand et redoutable, et combattez pour vos frères, pour vos fils et vos filles, pour vos femmes et pour vos maisons!
Lorsque nos ennemis apprirent que nous étions avertis, Dieu anéantit leur projet, et nous retournâmes tous à la muraille, chacun à son ouvrage.
Depuis ce jour, la moitié de mes serviteurs travaillaient, et l'autre moitié tenait les lances, les boucliers, les arcs et les cuirasses. Les chefs étaient derrière toute la maison de Juda.
Ceux qui bâtissaient la muraille, et ceux qui portaient ou chargeaient les fardeaux, travaillaient d'une main et tenaient une arme de l'autre;
chacun d'eux, en bâtissant, avait son épée ceinte autour des reins. Celui qui sonnait de la trompette se tenait près de moi.
Je dis aux grands, aux magistrats, et au reste du peuple: L'ouvrage est grand et étendu, et nous sommes dispersés sur la muraille, loin les uns des autres.
Au son de la trompette, rassemblez-vous vers nous, dans le lieu où vous l'entendrez; notre Dieu combattra pour nous.
Nous poursuivîmes donc l'ouvrage, la moitié d'entre nous tenant les lances depuis le lever de l'aurore jusqu'à l'apparition des étoiles.
Dans ce temps-là, je dis au peuple: Que chacun, avec son serviteur, passe la nuit dans Jérusalem, afin qu'ils nous servent de garde pendant la nuit, et de travailleurs pendant le jour.
Et nous ne quittions point nos vêtements, ni moi, ni mes frères, ni mes serviteurs, ni les hommes de garde qui me suivaient; chacun avait son arme à la main.