L'Exode est le deuxième livre du Pentateuque et raconte la libération des Israélites de l'esclavage en Égypte, la donation de la Loi sur le mont Sinaï et la construction du Tabernacle. Sa canonicité est acceptée par toutes les traditions chrétiennes, bien qu'il existe des différences dans la numérotation de certains versets, notamment dans les chapitres 7 et 8.
Exode
Chapitre 33
L'Éternel dit à Moïse : Va, pars d'ici, toi et le peuple que tu as fait sortir du pays d'Égypte ; monte vers ce pays que j'ai juré à Abraham, à Isaac et à Jacob de donner à leur postérité.
J'enverrai un ange devant toi, et je chasserai les Cananéens, les Amoréens, les Héthiens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens.
Monte vers ce pays où coulent le lait et le miel. Mais je ne monterai point au milieu de toi, de peur que je ne te consume en chemin, car tu es un peuple au cou roide.
Lorsque le peuple apprit ces menaces, il prit le deuil, et personne ne mit ses ornements.
Et l'Éternel dit à Moïse : Dis aux enfants d'Israël : Vous êtes un peuple au cou roide ; si je montais un seul instant au milieu de toi, je te consumerais. Ôte maintenant tes ornements, et je saurai ce que je te ferai.
Les enfants d'Israël se dépouillèrent de leurs ornements, en s'éloignant de la montagne d'Horeb.
Moïse prit la tente, et la dressa hors du camp, à quelque distance ; il l'appela tente d'assignation ; et tous ceux qui consultaient l'Éternel se rendaient à la tente d'assignation, qui était hors du camp.
Lorsque Moïse se rendait à la tente, tout le peuple se levait ; chacun se tenait à l'entrée de sa tente, et suivait des yeux Moïse, jusqu'à ce qu'il fût entré dans la tente.
Et lorsque Moïse entrait dans la tente, la colonne de nuée descendait et s'arrêtait à l'entrée de la tente, et l'Éternel parlait avec Moïse.
Tout le peuple voyait la colonne de nuée qui s'arrêtait à l'entrée de la tente ; tout le peuple se levait et se prosternait à l'entrée de sa tente.
L'Éternel parlait avec Moïse face à face, comme un homme parle avec son ami. Puis Moïse retournait au camp ; mais son jeune serviteur, Josué, fils de Nun, ne sortait pas du milieu de la tente.
Moïse dit à l'Éternel : Voici, tu me dis : Fais monter ce peuple ! Et tu ne me fais point connaître qui tu enverras avec moi. Tu as pourtant dit : Je te connais par ton nom, et tu as trouvé grâce à mes yeux.
Maintenant, si j'ai trouvé grâce à tes yeux, daigne m'indiquer ta voie, afin que je te connaisse, et que je trouve grâce à tes yeux. Considère aussi que cette nation est ton peuple.
L'Éternel répondit : Je marcherai moi-même avec toi, et je te donnerai du repos.
Moïse lui dit : Si tu ne marches pas toi-même avec nous, ne nous fais point partir d'ici.
Comment saura-t-on que moi et ton peuple nous avons trouvé grâce à tes yeux, si tu ne marches pas avec nous ? Et à quoi connaîtra-t-on que moi et ton peuple nous sommes agréables à tes yeux, sinon à ce que tu marches avec nous, et à ce que nous sommes distingués de tous les peuples de la terre ?
L'Éternel dit à Moïse : Je ferai ce que tu me demandes, car tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais par ton nom.
Moïse dit : Fais-moi voir ta gloire.
L'Éternel répondit : Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et je proclamerai devant toi le nom de l'Éternel ; je fais grâce à qui je fais grâce, et j'ai compassion de qui j'ai compassion.
L'Éternel dit : Tu ne pourras pas voir ma face, car l'homme ne peut me voir et vivre.
L'Éternel dit : Voici un endroit près de moi ; tu te tiendras sur le rocher.
Quand ma gloire passera, je te mettrai dans un creux du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu'à ce que j'aie passé.
Et lorsque j'ôterai ma main, tu me verras par derrière ; mais ma face ne peut être vue.